Cancer de la prostate 2017-03-17T11:02:00+00:00

Cancer de la prostate

Cancer le plus fréquent de l’homme après 50 ans : 40 000 nouveaux cas par an en France. Un homme sur six risque le cancer, en augmentation de 9 % par an.

Mortalité : 10 000 par an, en diminution depuis le dépistage.

Dépistage : repose avant tout sur le taux de PSA ( prostatique spécifique antigène) la ponction biopsieprostatique affirme le diagnostic.

Son traitement est dominé par la prostatectomie.


Dépistage et diagnostic

cancer prostate diagnostic précoce

En France, le dépistage est individuel. Il est conseillé par l’AFU(Association Française d’Urologie) de réaliser un dosage du taux de PSA annuel de 50 à 75 ans, à partir de 45 ans lorsqu’il y a des antécédents familiaux.

> Définiton du taux de PSA :

cancer_prostateC’est une glycoprotéïne sécrétée par la prostate, dosable dans le sang, son taux est habituellemnt inférieur à 4. Cette protéïne est spécifique de la prostate pas du cancer.
Le toucher rectal apprécie la taille de la prostate, sa consistance, sa sensibilité.

L’échographie confirme la taille de la prostate + son retentissement éventuel sur l’appareil urinaire.

> La PBP : réalisée après préparation anti-infectieuse sous anesthésie locale ou anesthésie générale : on réalise une douzaine de prélèvements répartis sur six zones prostatiques sous contrôle échographique.

L’examen anatomo-pathologique affirme le diagnostic et donne les premières caractéristiques de la tumeur.

Le bilan d’extension est adapté à chaque cas, il comporte :biopsie prostate

  • Scanner abdomino-pelvien pour rechercher des adénomégalies pelviennes
  • IRM prostatique pour suivre les contours de la capsule et des vésicales séminales
  • Scintigraphie osseuse à la recherche d’une atteinte osseuse.

A l’issue de ces examens —> classification TNM : qui caractérise la Tumeur (T), la présence d’adénomégalies (N) de métastase (M).

 

La classification d’ Amico répartit les malades en trois groupes de risques :

  • Faible risque : PSA < ou = 10 et score de Gleason < ou = 6 et stade T1c ou T2a
  • Risque intermédiaire : PSA entre 11 et 20 ngr/ml ou score de Gleason = 7ou stade T2b
  • Haut risque : PSA >20 ou score de Gleason de 8 à 10 ou stade clinique T2c
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Les traitements

Dans quelques cas particuliers répondant à divers critères précis on peut choisir la surveillance active pour différer le traitement.

Dans la grande majorité des cancers de la prostate, le traitement est proposé d’emblée à partir de différentes techniques :

  • chirurgie : ablation de la prostate et des vésicules séminales par diverses voies d’abord
  • radiothérapie exclusive conformationnelle : 75 Gy sur 2 mois
  • curietherapie : implantation de grains d’iode radioactif dans la prostate
  • ablatherm : destruction focalisée du tissu prostatique
  • hormonothérapie  : blocage médicamenteux de la secrétion de la testostérone par les testicules

Chacune a ses avantages et ses inconvénients.

La classification d’ Amico sur les facteurs de risque et l’âge sont les principaux critères de choix.

Globalement pour les meilleurs résultats à long terme on choisit la prostatectomie dans les formes localisées
avant 75 ans.

Les risques d’incontinence et d’impuissance diminuent avec l’évolution des techniques chirurgicales. Il y a trois voies d’abord :

  • la laparotomie : incision de la paroi abdominale
  • la laparoscopie : introduction d’une caméra et des instruments au travers de trocarts
  • la laparoscopie robot-assistée : le robot, grâce à une vision en 3D, une meilleure ergonomie, l’utilisation d’instruments à mobilité distale, permet une dissection plus fine pour une chirurgie plus conservatrice.

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